
La course pour contenir l’épidémie de maladie à virus Ebola est loin d’être terminée, avertit Médecins Sans Frontières (MSF) dans un communiqué de presse publié le 17 septembre 2026.
À en croire ce communiqué, bien que certains indicateurs, tels que la baisse des admissions de patients et le ralentissement de la transmission, puissent laisser penser que l’épidémie se calme, les équipes de MSF observent une tendance inquiétante: alors que les dispositifs de riposte restent incomplets dans les foyers historiques, de nouveaux cas apparaissent et se propagent vers des zones peu préparées.
Selon ce communiqué, la province de l’Ituri, qui était l’épicentre initial de la maladie, semble effectivement voir la situation ralentir.
« En Ituri, qui était l’épicentre initial de l’épidémie, la situation semble effectivement ralentir pour le moment. Mais à l’échelle nationale, le nombre de nouveaux cas n’a pas diminué. L’épidémie ne recule pas, elle se déplace: le Sud-Ubangi est devenu la septième province touchée, tandis que le Nord-Kivu représente désormais près de la moitié des nouveaux cas confirmés, avec une forte hausse du taux de positivité observée ces derniers jours. Alors que des chaînes de transmission non détectées semblent déjà s’installer dans les principaux foyers de l’épidémie, sa propagation vers de nouvelles zones, où les capacités de préparation et de réponse sont encore plus limitées, constitue un risque majeur pour la maîtrise de l’épidémie », alerte MSF.
La République démocratique du Congo (RDC) fait actuellement face à la plus grande épidémie de maladie à virus Ebola jamais enregistrée. Depuis le mois de mai, plus de 7 200 cas confirmés et 3 500 décès ont été rapportés. Le bilan réel est probablement plus élevé en raison des lacunes dans la surveillance et la détection des cas.

Afin d’adapter au mieux sa réponse à l’évolution de l’épidémie, MSF déploie du personnel et des ressources au sein d’équipes de réponse rapide. Ces équipes soutiennent la détection précoce des cas, l’observation et la prise en charge des patients, les activités de prévention et de contrôle des infections, le suivi des contacts, la surveillance épidémiologique ainsi que l’engagement communautaire.
D’après MSF, ses équipes ne peuvent pas, à elles seules, répondre à l’expansion de cette épidémie. Pour rendre cette approche durable, un renforcement significatif du soutien opérationnel des agences des Nations Unies, notamment de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est indispensable.
La Rédaction

