
Les critiques visant le Directeur Général de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP), Ted Beleshayi, après l’annulation de certains contrats dans le secteur minier, ont suscité une réaction de John Kabamba, analyste politique et cadre de la jeunesse de l’UDPS/Tshisekedi.
Ce dernier a dénoncé ce qu’il a qualifié de « campagne de sape » contre le travail du DG de l’ARSP et a appelé à un débat fondé sur des faits vérifiables plutôt que sur des rumeurs.
« Les critiques sont légitimes lorsqu’elles reposent sur des faits. Mais remettre en cause le travail d’un responsable à travers des « on-dit », des insinuations et des témoignages anonymes ne constitue pas une démonstration », a-t-il déclaré.
John Kabamba a notamment rappelé la présentation publique du bilan des 100 premiers jours de Ted Beleshayi à la tête de l’ARSP, faite devant la presse et plusieurs autorités du pays. Cette présentation est intervenue alors que l’institution a renforcé ses opérations de contrôle de conformité dans le secteur de la sous-traitance.
Répondant aux accusations selon lesquelles le Directeur Général ne maîtriserait pas ses dossiers, il a demandé à leurs auteurs de produire des éléments précis.
« Où sont les faits précis et les éléments vérifiables qui soutiennent ces accusations ? », a-t-il lancé.
John Kabamba a également défendu les décisions prises par l’ARSP dans le cadre de ses missions de contrôle. Il a estimé que le Directeur Général n’avait pas créé les règles applicables à la sous-traitance, mais qu’il était chargé de les faire respecter.
L’ARSP a récemment enjoint à plusieurs entreprises minières, notamment Frontier SA, Boss Mining SAS et Metalkol SA, de mettre fin à des contrats conclus avec des sous-traitants jugés non éligibles.
« On ne peut donc pas reprocher au gardien de la réglementation de faire respecter la réglementation », a soutenu John Kabamba.
Pour lui, les décisions de l’ARSP peuvent être discutées et faire l’objet de demandes d’explications, mais les critiques devraient porter sur les textes applicables, les faits et les résultats.
« On peut critiquer une décision, demander des explications et débattre de ses conséquences. Mais le débat doit se faire sur la loi, les faits et les résultats, pas sur les attaques personnelles », a-t-il ajouté.
Lors de la présentation de son bilan des 100 premiers jours, Ted Beleshayi avait notamment mis en avant le contrôle du secteur, la modernisation de l’ARSP, la transparence et l’accompagnement des entreprises congolaises.
JM

