
Le général-major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi a repris ses fonctions de porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Son retour a été constaté, le vendredi 25 septembre 2026, à travers un communiqué de l’état-major général des FARDC annonçant le décès de plusieurs hauts responsables de la justice militaire dans le crash d’un avion survenu quelques heures plutôt à Kenge, dans la province du Kwango.
Le porte-parole des FARDC avait été suspendu le 29 décembre 2025 par le chef d’état-major général des FARDC, à la suite de propos jugés stigmatisants envers les femmes tutsi lors de son passage à la radio télévision nationale congolaise (RTNC).
Cette reprise de fonctions a suscité une réaction à Kigali. Dimanche 27 septembre, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a qualifié cette décision de « troublante et indécente » dans une publication sur son compte X.
Le chef de la diplomatie rwandaise a laissé entendre que ce retour confirmait, selon lui, que les discours hostiles aux Congolais tutsi ne relevaient pas de l’action de quelques « brebis galeuses », mais d’un « projet politique assumé par l’État » congolais.
Olivier Nduhungirehe a également reproché aux autorités congolaises d’avoir annoncé cette décision « presque en catimini », à travers un communiqué consacré au crash aérien de Kenge, estimant que cette manière de procéder visait à minimiser les critiques.
Sur les réseaux sociaux, des Congolais ont, de leur côté, dénoncé l’intervention du Rwanda dans une décision relevant de l’organisation interne de l’armée congolaise. D’autres réactions ont également porté sur les relations particulièrement tendues entre Kinshasa et Kigali.
La controverse autour du retour du général Sylvain Ekenge intervient alors que les relations entre la RDC et le Rwanda restent marquées par de fortes tensions, notamment autour de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
À noter que jusqu’à présent, aucune réaction officielle des autorités congolaises n’a été enregistrée en réponse à cette déclaration rwandaise.

