
Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume NGEFA Atondoko Andali, a échangé jeudi 1er octobre 2026 avec une délégation d’Amnesty International conduite par sa Directrice régionale adjointe pour l’Afrique de l’Est et australe, Flavia M. Mwangovya.
Les discussions ont porté sur la documentation des crimes graves commis dans l’Est de la RDC, la justice transitionnelle, les réparations dues aux victimes et les réponses judiciaires à trois décennies de conflits.
Amnesty International a présenté les conclusions de ses dernières recherches menées dans les zones minières sous contrôle de l’AFC/M23. L’organisation fait état de décès, de cas présumés de torture, de recrutement forcé et d’exploitation illicite des ressources naturelles.
Le Garde des Sceaux a salué ce travail de documentation, estimant qu’il peut contribuer utilement aux enquêtes en cours. Il a réaffirmé la position du Gouvernement: aucun auteur présumé ne doit échapper à la justice, « indépendamment de sa nationalité, de son appartenance ou de son statut ».
Les deux parties ont également abordé la nécessité de renforcer la transparence et l’efficacité des mécanismes de réparation afin que les ressources mobilisées bénéficient réellement aux victimes.
Le Ministre a insisté sur la construction d’une mémoire collective, dans le prolongement du Rapport Mapping des Nations Unies.
« Pendant trente ans, notre pays a connu des conflits cycliques et de nombreuses violations ont été commises. La construction d’une mémoire collective est essentielle. Il faut continuer à documenter », a-t-il déclaré.
À l’issue de la rencontre, Flavia M. Mwangovya a salué des échanges « très constructifs ».
« Le Ministre d’État nous a écoutés, nous avons échangé des idées, nous lui avons donné des recommandations et nous avons également partagé des rapports que nous avons publiés », a-t-elle confié.
Elle a présenté la campagne « 6 millions de voix pour la justice au Congo », lancée ce jeudi à Kinshasa avec des acteurs de la société civile. L’initiative vise à mobiliser l’opinion nationale et internationale en faveur des victimes et à exiger une justice effective.
Les deux parties ont convenu de maintenir un dialogue permanent pour renforcer l’accès des victimes à la justice et consolider la lutte contre l’impunité en RDC.
La rédaction

