Dans la nuit du mercredi 23 septembre 2026, un accident de navigation a endeuillé la province du Tanganyika. Le navire marchand MV MJP, qui avait quitté le port de Kigoma en Tanzanie à destination de Kalemie, a sombré sur le lac Tanganyika à environ 14 kilomètres au large de la localité de Kabimba. Selon un agent de la ligne maritime congolaise, les opérations de secours menées par la marine et les pêcheurs locaux ont permis de sauver 43 rescapés, mais le bilan provisoire officiel fait état de 41 personnes portées disparues. Les premiers témoignages pointent du doigt le problème récurrent de la surcharge des embarcations. Le bâtiment transportait une cargaison particulièrement lourde composée de véhicules de gros tonnage et de centaines de tonnes de marchandises, notamment des sacs de farine. Il sied de noter qu’à ce fret massif s’ajoutait, toujours selon les témoignages, un nombre important de passagers non inscrits sur le manifeste officiel de bord, un phénomène de clandestinité qui complique l’établissement d’une liste définitive des victimes par les commissariats maritimes. Klaude Kabwebwe
ONU : Judith Suminwa exige l’application stricte de la résolution 2773
La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a prononcé ce mercredi 23 septembre 2026 la déclaration officielle de la République Démocratique du Congo à la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Dans son adresse, la Cheffe du Gouvernement a fermement dénoncé la guerre d’agression menée par le Rwanda sous couvert de l’AFC/M23 dans l’Est du pays. Elle a appelé la communauté internationale à passer des condamnations aux actes, en exigeant l’application stricte des décisions du Conseil de sécurité, particulièrement la résolution 2773 qui exige le retrait des troupes rwandaises et du M23. Au-delà de la question sécuritaire, Judith Suminwa a plaidé pour une représentation plus juste et plus équitable de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle a également porté les priorités nationales en matière de santé – avec la lutte contre la résurgence de l’épidémie d’Ebola -, de protection du Bassin du Congo et de financement du développement. Il sied de noter que c’est le Chef de l’État qui prononce habituellement ce discours. Empêché cette année, c’est la toute première fois que la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka prend la parole à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU. Klaude Kabwebwe
Éliminatoires CAN 2027: Desabre contraint de revoir ses plans après le forfait de Mpasi
À la veille de l’entrée en lice de la RDC face à la Guinée équatoriale, Sébastien Desabre a annoncé ce mercredi en conférence presse l’indisponibilité de son gardien numéro un ,Lionel Mpasi pour blessure. « Après le forfait de Lionel Mpasi sur blessure, je verrai qui aligner entre Dimitri Bertaud et Matthieu Epolo », a déclaré le technicien. Un véritable casse-tête pour Desabre, qui devra trancher entre l’expérience de Bertaud et la jeunesse d’Epolo pour garder les cages congolaises. Ce match, comptant pour la première journée du groupe E des éliminatoires de la CAN 2027 – compétition que co-organiseront le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda – est prévu ce jeudi 24 septembre au stade des Martyrs de Kinshasa. Interrogé sur la situation administrative des nouvelles recrues, le patron des Léopards s’est voulu rassurant: « À propos de l’éligibilité des nouveaux joueurs, nous en ferons le point ce soir. Certains d’entre eux, pas encore qualifiés, pourront l’être rapidement », a-t-il assuré. Les Léopards entament donc leur campagne de qualification avec quelques incertitudes, mais avec une ambition claire: bien démarrer à domicile devant leur public. Klaude Kabwebwe
RDC: Près de 3 000 violations des droits humains enregistrées au premier semestre 2026 ( BCNUDH)
Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) a publié mardi 22 Septembre son rapport sur les principales tendances de la situation des droits humains en République Démocratique du Congo, couvrant la période du 1er janvier au 30 juin 2026. Selon le document, le BCNUDH a documenté au cours de ce premier semestre 2 996 violations et atteintes aux droits humains, affectant 6 189 victimes. Un chiffre en baisse de 10% par rapport au semestre précédent, mais en hausse de 8% comparé à la même période en 2025. Selon le BCNUDH cette évolution ne traduit pas nécessairement une amélioration sur le terrain, notamment en raison des limites rencontrées dans la documentation et le rapportage des incidents. La grande majorité des cas reste concentrée dans les provinces en conflit. Le BCNUDH y recense 2 607 violations ayant fait 5 032 victimes. Le rapport pointe la poursuite des affrontements et des efforts d’expansion territoriale de l’AFC/M23. Le retrait du mouvement rebelle d’Uvira, puis de la plaine de la Ruzizi, n’a pas amélioré la protection des civils, au contraire: le BCNUDH fait état d’actes de représailles, de nouveaux déplacements forcés de populations et d’une intensification des hostilités dans les hauts plateaux. En Ituri et au Nord-Kivu, les ADF demeurent une menace majeure, avec 230 atteintes ayant affecté 1 064 victimes. D’autres groupes armés continuent également de s’en prendre aux communautés locales. Le BCNUDH a par ailleurs documenté 31 violations du droit international humanitaire, dont des attaques visant des écoles, des hôpitaux et des sites protégés, compromettant gravement l’accès des populations aux services essentiels. Les violences sexuelles liées au conflit restent endémiques, 267 cas pour 401 victimes, principalement des femmes et des enfants, dont les auteurs présumés sont majoritairement des groupes armés. Le rapport déplore un accès toujours très limité aux soins médicaux, au soutien psychosocial et à la justice pour les survivantes. Hors zones de conflit, le BCNUDH s’inquiète de la pression sur l’espace civique: 76 violations liées à l’espace civique ont affecté 173 victimes et 60 cas de protection concernant 72 défenseurs des droits humains et journalistes ont été enregistrés. Sur le plan sanitaire, face à la 17ème épidémie de maladie à virus Ebola déclarée le 15 mai 2026, le BCNUDH plaide pour une riposte fondée sur les droits humains, garantissant un accès équitable aux soins, luttant contre la stigmatisation et assurant le respect de la dignité humaine. Enfin, le Bureau note que son appui, conjointement avec la MONUSCO, aux juridictions militaires congolaises a contribué à l’ouverture d’au moins 169 procédures judiciaires et à la condamnation de 96 personnes au cours du semestre. La rédaction
RDC: Jean Marc Kabund dénonce une politique de deux poids, deux mesures dans la gestion des manifestations
Dans une communication faite sur son compte X, Jean-Marc Kabund, Président de l’Alliance pour le Changement et cadre de la C64, a dénoncé la politique de deux poids, deux mesures dans l’organisation des manifestations politiques en RDC. « Une semaine seulement après avoir réprimé dans la violence la marche pacifique de la C64, le pouvoir a autorisé, sécurisé et encadré la manifestation de la majorité présidentielle organisée ce mardi à Kinshasa. Cette politique de deux poids, deux mesures est une grave dérive », a-t-il écrit. Pour ce cadre de la C64, la liberté de manifester ne doit pas être un privilège réservé au régime. « La liberté de manifester n’est pas un privilège du pouvoir: c’est un droit constitutionnel garanti à tous les Congolais », indique-t-il. La coalition de l’opposition dit refuser une démocratie à géométrie variable. « Nous refusons une démocratie à géométrie variable, où la rue est libre pour les partisans du régime et interdite à l’opposition », poursuit-il. Tout en condamnant la répression de sa marche du 15 septembre, plusieurs cadres de la C64 ont réaffirmé leurs détermination à poursuivre le combat politique pour la défense de l’ordre constitutionnel et des libertés publiques. JM
Kinshasa: Augustin Kabuya appelle Félix Tshisekedi à acter le changement de Constitution
L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) et ses alliés étaient dans la rue ce mardi 23 septembre sur l’ensemble du territoire national, à travers une marche pacifique organisée pour soutenir les institutions du pays, le dialogue et le référendum. Dans un message adressé aux militants venus en grand nombre, le Secrétaire Général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a de nouveau placé la question du changement de Constitution au centre du débat politique. « Nous disons au Président de la République, le moment est venu où vous devez nous aider à changer cette Constitution. Le moment est venu pour que vous puissiez accepter notre volonté de changer la Constitution », a-t-il déclaré. Pour justifier sa démarche, Augustin Kabuya a invoqué l’article 5 de la Constitution, qui consacre le principe selon lequel la souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce notamment par référendum. « Référez-vous à l’article 5 de la Constitution, car tout ce que vous pouvez faire, c’est au nom de la population. Cette population ici veut voir le changement de la Constitution », a-t-il martelé. En outre, cette marche visait, selon l’UDPS, à démontrer l’adhésion populaire à l’agenda du pouvoir. Par cet appel, Augustin Kabuya entend inscrire la mobilisation de ce jour dans la dynamique devant conduire, selon le camp présidentiel, à l’organisation d’une consultation populaire sur la révision ou le changement de la Loi fondamentale. JM
Ebola à Kisangani :UDPS annule sa marche maintenue à Kinshasa
Prévue ce mardi 22 septembre 2026 sur toute l’étendue du territoire national, la marche de l’UDPS pour soutenir le dialogue national initié par le Président de la République Félix Tshisekedi et le projet de loi sur le référendum, a été annulée à Kisangani. La manifestation est annulée dans le chef-lieu de la Tshopo en raison de la résurgence de la maladie à virus Ebola. L’annonce a été faite ce dimanche par les fédérations de Kisangani et de la Tshopo de l’UDPS Tshisekedi. Le parti présidentiel dit vouloir éviter tout regroupement massif à haut risque et se conformer aux mesures sanitaires édictées par les autorités. Il appelle ses combattants, ses alliés de l’Union Sacrée et l’ensemble de la population boyomaise à prendre acte de cette annulation. Par ailleurs, à Kinshasa, la manifestation a été autorisée par le gouvernement provincial. Cette activité, présentée comme une démonstration de force lancée par Augustin Kabuya, intervient après la marche du 15 septembre organisée par la C64. Klaude Kabwebwe
Justice: Le Ministre d’État ordonne une enquête judiciaire sur les violences du 15 septembre 2026
Le ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, ordonne l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les violences enregistrées lors des manifestations du 15 septembre 2026 à Kinshasa et dans plusieurs villes de la République Démocratique du Congo. C’est ce qui ressort du communiqué du 21 septembre 2026 par le Ministère de la Justice. Dans ce document, le Ministre indique avoir donné injonction au Procureur Général près la Cour de cassation de faire procéder, conformément à ses attributions légales, à l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les faits survenus à l’occasion de ces manifestations. Selon le communiqué, cette enquête portera sur « l’ensemble des faits susceptibles de revêtir une qualification pénale, notamment les actes de violence, les blessures, les destructions, les allégations de décès et les interpellations intervenus dans le contexte de ces manifestations ». Elle devra permettre d’établir, sur la base des éléments de preuve recueillis conformément à la loi, la matérialité des faits, leurs circonstances et, le cas échéant, la responsabilité pénale des personnes impliquées. Le Ministre d’État précise que cette démarche se fera sans préjuger de l’issue des procédures et rappelle que toute personne interpellée ou mise en cause bénéficie des garanties prévues par la Constitution et les lois de la République, notamment la présomption d’innocence et le respect des droits de la défense. JM
ONU: Judith Suminwa représente la RDC à la 81ème session de l’Assemblée générale à New York
Du 22 au 28 septembre, près de 130 Chefs d’État et de Gouvernement participent à New York à la 81ème session de l’assemblée générale des Nations Unies. La République Démocratique du Congo est représentée par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. Le thème retenu cette année est: « Mieux ensemble: 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits humains ». Mandatée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la Cheffe du Gouvernement participera aux travaux de haut niveau et portera la voix de la RDC sur les principaux enjeux internationaux, notamment: Cette 81ème session se tient dans un contexte international marqué par la persistance des conflits, les inégalités, les urgences climatiques et les défis auxquels est confronté le système multilatéral. À travers cette participation, la RDC entend faire entendre sa voix au sein de la communauté internationale, défendre ses intérêts et consolider ses partenariats, conformément à ses engagements au sein des Nations Unies. La Rédaction
Assemblée Nationale: La proposition de loi sur le référendum renvoyée en commission pour une nouvelle délibération
La proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République Démocratique du Congo a été renvoyée à la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ) pour intégrer les réserves de la Cour constitutionnelle. La décision a été prise lors de la plénière de ce lundi 22 septembre 2026, consacrée à l’examen et à l’adoption du calendrier des travaux de la session ordinaire de septembre. La Commission PAJ dispose désormais d’un délai de quinze jours pour réexaminer le texte. Il s’agit d’intégrer les réserves et observations formulées par la Cour constitutionnelle lors de son contrôle de constitutionnalité. Cette nouvelle délibération fait suite à la demande du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui avait renvoyé le texte au Parlement après l’arrêt de la Haute Cour rendu le 28 juillet 2026. La Cour avait déclaré la loi conforme à la Constitution, tout en émettant des réserves d’interprétation sur plusieurs dispositions. À l’issue du travail de la PAJ, la proposition de loi sera de nouveau soumise à la plénière de l’Assemblée nationale pour examen et adoption. Une fois adoptée par la Chambre basse, elle sera transmise au Sénat pour une seconde lecture, conformément à la procédure législative en vigueur. Le texte devra ensuite franchir les dernières étapes avant son éventuelle promulgation par le Chef de l’État. Cette nouvelle délibération intervient alors que la loi portant organisation du référendum figure parmi les matières prioritaires inscrites au calendrier de la session de septembre 2026. Adoptée précédemment par les deux Chambres, elle avait été jugée conforme sous réserves par la Cour constitutionnelle. La Rédaction
